Louisa May Alcott : Derrière le masque

Publié par Stéphanie on jeudi, mai 29, 2008 commentaires (12)

Couverture :
Mondialement connue pour avoir écrit des livres pour la jeunesse, Louisa May Alcott empruntait divers pseudonymes pour mettre en scène des histoires de vengeance et de pouvoir dans lesquelles les femmes se libéraient des préjugés pour lutter contre la domination masculine. En cela l'héroïne de Derrière le masque (1866) ressemble à s'y méprendre à Lady Audley, l'un des personnages de Mary Elisabeth Braddon. On y découvre une femme dont le comportement angélique trompe le milieu de l'aristocratie, dans lequel elle s'est introduite.
Ce roman ambigu et féroce, qui met en scène la vengeance et la revanche amoureuse et sociale d'une femme, se situe dans la lignée des thrillers de Wilkie Collins, Mary Elisabeth Braddon et Charles Dickens. Louise May Alcott (1832-1888) est l'auteur, entre autres, des Quatre filles du docteur March.

Mon avis :
Il s'agit d'une vraie découverte! Après avoir enchanté une partie des lectures de mon enfance, Louisa May Alcott, est à nouveau un coup de coeur avec cette courte histoire d'une séductrice résolue à "se faire épouser".
Mlle Muir est une héroïne qu'on devrait détester et pourtant elle met tellement de coeur à vouloir se faire épouser qu'on ne peut que vouloir que cela fonctionne. Tant de volonté ne peut pas toujours être à perte!

Louisa May Alcott restitue avec un style léger et très moderne les machinations d'une aventurière. Un excellent moment de lecture.

Merci encore Fashion pour le prêt.

Lotobook : lancement de la troisième édition

Publié par Stéphanie on mardi, mai 27, 2008 commentaires (36)


Ne l’attendez plus, voici le lancement de la troisième édition du lotobook!

Petit rappel : en septembre, j'ai lancé une loterie de livres inspirée de celles des bookcrossers. Suite à un tirage au sort en direct live, la grande gagnante Tamara a reçu 78 livres, un marque-page personnalisé et quelques autres surprises. En février, ce fut Fashion Victim qui reçut plus d’une centaine de livres.

Le principe reste le même avec quelques aménagements :
Chaque participant s'engage à envoyer un livre de poche (d'occasion ou pas mais en bon état) au gagnant (c'est donc le "prix" de son ticket de participation). A partir du tirage au sort, vous aurez 15 jours pour envoyer votre livre.

Un tirage au sort aura lieu afin de désigner 2 gagnants :
- Le gagnant en or qui sera l'heureux destinataire de tous les livres des autres participants
- Le gagnant cactus qui recevra le livre du gagnant en or.
Le gagnant en or ne saura donc pas qu'il a gagné jusqu'à ce qu'il reçoive plusieurs colis :)
Le gagnant cactus aura la consolation de recevoir tout de même un livre.

Cependant la blogosphère est pleine de LCA généreux(ses) qui souhaitaient envoyer un livre mais sans courir le risque de gagner. Suite à plusieurs demandes de ce type, une nouvelle catégorie de participants est donc créée : les généreux donateurs qui s’engagent à envoyer un livre mais ne participeront pas au tirage au sort.

Dans tous les cas, pour s'inscrire, il suffit de m'envoyer un mail à : lotobook@droledeclub.com.
Merci d'indiquer dans votre email :
- votre surnom
- votre nom et prénom
- votre mail en toute lettre
- votre adresse postale
- le titre et l'auteur du livre choisi si vous le connaissez déjà (cependant vous avez jusqu'au 20 juin pour m'envoyer votre choix). Inscrivez vous même si vous ne connaissez pas encore votre livre (je préfère pour la répartition du travail :o) - si vous souhaitez participer au tirage au sort ou simplement envoyer un livre
- votre blog si pertinent Les inscriptions sont ouvertes aux blogueurs et non-blogueurs habitant en France et Zone 1 du courrier (Union Européenne et Suisse). Seules les inscriptions complètes au 20 juin seront prises en compte.
Une liste des participants sera mise en ligne au fur et à mesure afin de valider vos inscriptions.

Le titre des livres permettra d'assurer que le gagnant n'aura aucun doublon ainsi que de suivre l'envoi. Vous devrez donc respecter le titre donné lors de l'envoi.
Pour le choix du livre, évitez les gros succès, il y aura de forte chance que le gagnant l'ai déjà lu.

Les inscriptions sont donc ouvertes jusqu'au 20 juin . Le tirage au sort aura lieu lors du diner Booksandthecity le 5 juillet à Paris par la précédente gagnante et j'espère que notre guest star Québécoise acceptera d'être l’huissier. Il n'est évidemment pas nécessaire de participer au diner pour gagner! Pour information, il reste des places pour booksandthecity, n’hésitez pas à vous inscrire.

La réussite du jeu est basée sur l'honnêteté des participants, ne vous inscrivez pas si vous risquez de ne pas avoir le temps d'envoyer votre livre.

Les salons du livre sont des endroits dangereux! Le retour

Publié par Stéphanie on dimanche, mai 25, 2008 commentaires (20)

Faire sonner son réveil à 4h30 un samedi! Il faut être une LCA très motivée pour accepter un tel sacrifice!
C'est pourtant ce que Fashion et moi-même avons accepté pour nous rendre en TGV et TER à Epinal pour le salon du livre des Imaginales d'Epinal.

Si tout avait bien commencé, nous nous trouvâmes fort dépourvues à la gare sans une seule affiche annonçant l'évènement. Heureusement après un passage à l'office de Tourisme, nous avions le programme en poche et un plan de la ville.

Si vous êtes néophytes et souhaitez tout de même vous rendre à un salon du livre des littératures de l'imaginaire, je vous conseille d'être accompagnée d'une fan du genre plutôt que d'un dictionnaire littéraire. Le guide interactif Fashion est par exemple fabuleux : alors que je ne voyais que des auteurs totalement inconnus pour moi devant des tables, Fashion me faisait découvrir les plus connus et visiblement il y avait du beau monde. En plus, ce service a l'avantage énorme de partager les achats :) Nous avons vu plusieurs auteurs étonnés pendant que nous décidions qui achèterait tel ou tel livre et donc quel serait le prénom de la dédicace.

Côté beau monde, si j'ai bien compris Robin Hobb était sans discussion la star. Mais nous avons également croisés Thomas Day tandis Bernard Webber tenait une conférence.

Mon fil conducteur de la journée a été les différents auteurs de Griffes d'encre grâce à Magali Duez. J'avais déjà rencontré Jeanne-A Debats avec Caro[line] au très très petit salon de Chambourcy. Cette fois, j'ai pu discuter avec elle du recueil La terre et de sa nouvelle puisque je l'avais enfin lu.
Suivant ses conseils, j'ai acheté une nouvelle graphique de Li-Cam qui a également participé au recueil.
Ce livre s'appelle La petite Bébeth et c'est effectivement un petit bijou (et oui déjà un livre de lu).

J'ai rejoint Fashion qui recevait des propositions indécentes de la part d'un auteur (je lui laisse vous faire la révélation).

La matinée avait été relativement raisonnable, après un petit arrêt dans une brasserie pour manger une spécialité et quelques emplettes en retournant au salon, nous reprîmes nos achats, et discussion avec les auteurs. C'était un plaisir, l'ambiance était extrêmement détendue. Nous avons longuement discuté blogs (entre autres) avec Don Lorenjy qui a également écrit une nouvelle pour le recueil Ouvre-toi de Griffes d'encre.
D'ailleurs il est important de préciser que ses livres auraient diverses propriétés magiques comme faire revenir l'être aimé, avis aux amateurs :)
Melani Fazi dont Fashion a acheté un recueil de nouvelles se trouve être également la traductrice pour Bragelonne de la série de Kelley Armstrong Morsure. Il y a donc eu entre nous trois une grande discussion sur le côté incontestablement craquant de Clayton.
Fidèle à mon habitude, j'ai acheté un livre pour son titre et donc après Comment je suis devenue un dieu vivant acheté au salon du livre de Paris, je suis l'heureuse propriétaire de Comment je suis devenu super héros de Gérald Bronner.

Un petit auteur esseulé à chapeau m'a fait de l'œil, donc je n'ai pas résisté et ai acheté son roman policier du sud avec des touches de fantastique. Prometteur, cette Zone d'ombre.

Quelques livres supplémentaires sont venus rejoindre ma PAL, seulement quelques-uns et puis de toutes façons vous savez bien que je n'ai rien à lire :)
Je tiens à préciser que Cartographie du merveilleux est un cadeau (c'est au cas où Un coin de blog, conscience des LCA parisiennes passerait ici)
Rendez-vous est donné pour l'année prochaine!
Petit jeu concours :
Tandis que Fashion vous met au défi de deviner ce qu'on peut acheter à Epinal, saurez vous deviner quelle est la spécialité que nous avons dégustée hier? Un petit cadeau très Imaginal est en jeu pour le gagnant :)

Edit du 27 : la gagnante est Emmyne. Bravo! (Peux tu m'envoyer ton adresse stp)

Kelley Armstrong : Morsure

Publié par Stéphanie on vendredi, mai 23, 2008 commentaires (16)




Couverture :
Un voyage excitant à la frontière de la sauvagerie et de la féminité.
Elena se coule hors de son lit, prenant bien soin de ne pas réveiller son compagnon. Il ne supporte pas qu'elle disparaisse comme ça au beau milieu de la nuit. Quelle femme normale pourrait avoir tant besoin de retrouver la solitude des rues sombres et mal famées de la ville ? L'énergie contenue déchire ses muscles - elle ne peut plus attendre. Elle se glisse dans une ruelle, ôte ses vêtements et se prépare à la Mutation...
Elena fait tout ce qu'elle peut pour être normale. Elle hait sa force, sa sauvagerie, sa faim, son désir, ses instincts de chasseuse et de tueuse. Elle aimerait avoir un mari, des enfants... et même une belle-mère. En tout cas, c'est ce qu'elle voudrait croire. Et voilà que la Meute a besoin d'elle. Cette Meute qu'elle chérit et déteste tout à la fois est la cible d'une bande de déviants sans pitié. Ils mettent l'existence de la Meute en danger, enfreignant les lois du clan. La loyauté du sang ne se discute pas. Et au cours de son combat, Elena découvrira sa vraie nature...
Découvrez l'imagination stupéfiante de la nouvelle reine du frisson !

Mon avis :
Cette série m'a été conseillée par Magali Duez de Griffe d'encre sous l'observation : "c'est mieux que Fascination".
Quoi? Nombre de fans d'Edouard et Jacob doivent maintenant ouvrir de grands yeux à la lecture de cette affirmation.
Et pourtant, si j'étais dubitative, je n'ai bien sur pas résisté à cet achat, et je ne peux maintenant que remercier Magali.

Disons le tout de suite, c'est mieux car différent. Plus profond, plus torturé et plus adulte également. Là ou Fascination est une histoire d'adolescents (même si Edouard a une centaine d'années, sa prochaine adaptation cinématographique nous rappelle qu'il n'en parait que 17 ans), Morsure est une histoire d'adultes avec des problématiques d'adultes. Les héros sont trentenaires et plus même s'ils en paraissent moins grâce à leur solide constitution de loups garous.

La narratrice Elena est la seule loup-garou sur terre, elle fait partie d'une meute qu'elle a fuit depuis un peu plus d'un an. Ses impressions sont décortiquées. Les métamorphoses sont extrêmement bien décrites ainsi que les contraintes qu'elles imposent. Même sous sa forme humaine, le vocabulaire utilisé rappelle la condition d'Elena et de ses amis. Ils grognent, utilisent leur odorat à tout va, et le loup une fois entiché est un amoureux à vie... Que calor!
Kelley Amstrong a du faire de bonnes recherches sur les loups et leur organisation sociale pour aussi bien les décrire.

Elena se bat entre ses deux mondes : sa condition d'humaine (elle n'est pas née loup garou contrairement à la majorité des autres) et sa nouvelle condition de loup garou qui fait ressortir les aspects les plus sauvages de sa nature. C'est passionnant de suivre ce combat intérieur comme il est tout aussi passionnant de suivre comment la Meute combat les cabots qui veulent la détruire.

Et si tout cela ne vous a pas convaincues, j'ajouterais juste que Clay vous fera oublier les gamins que sont Jacob et Edouard :)

Lu dans le cadre du Club des théières.

Et puis mince alors!

Publié par Stéphanie on mercredi, mai 21, 2008 commentaires (21)

Vous vous êtes certainement déjà réveillé(e)un jour (au propre comme au figuré) en vous rendant compte que les années avaient bien passées...

Peut-être était ce :
- En vous asseyant dans le RER hier soir, alors qu’une bande de lycéens envahissaient déjà le wagon parlant de leur dernier examen (et peut-être même était ce l’une de nos blogueuses émérites qui leur avait collé par surprise)
- En entendant votre fille vous dire qu’elle avait rencontré quelqu’un, quoique les enfants sont tellement précoces qu’ils semblent maintenant capables de vous faire une sortie pareille à 8 ans !
- En écoutant la dernière interview de Lorie chez Marc-Olivier Fogiel sur RTL (oui après Goal et Psychologies Magazine, il manquait bien Lorie au palmarès de mes glorieuses références) expliquant que les gens ne l’avaient pas vue grandir et quelle avait déjà 26 ans ! Quoi, mais où est donc passé « Ma meilleure amie » ?
- Tenez d’ailleurs votre subit amour pour RTL au lieu de Fun radio ne prouve t il pas lui aussi que le temps a passé ? (vous pouvez remplacer RTL par France Inter, Radio Bleue, France Info ou tout autre radio de votre choix - même exercice pour Fun Radio par Le Mouv, NRJ…)
- A la sortie d’une séance de cinéma, lorsque que « oh my god », Fashion venait de se rendre compte tout haut que la majorité des nouveaux sex symbols d’Hollywood étaient plus jeunes que nous. Heureusement que George est encore là et que Harisson revient en force en mai, sans oublier la spectaculaire entrée en scène de Jeffrey (ah Jeffrey, il mériterait un billet à lui tout seul !)

Pour moi, ce fut la première solution, mais bon je dois reconnaitre que j’avais eu plusieurs alertes et que je ne suis pas tombée des nues : je ne récupérais plus aussi facilement d’une nuit blanche, les mariages/enfants s’étaient multipliés autour de moi, j’avais vu apparaitre les premiers cheveux blancs aussitôt recouverts par des mèches blondes.

Oh et puis mince, j'ai maintenant l'age de dire qu'on a l'age de son cœur! Et mon cœur me dicte encore des envie de midinettes comme de fêter aujourd'hui le retour attendu depuis 19 ans!

Et oui, si j'ai l'age de craquer pour Harrison, je ne l'ai jamais vu en salle dans son costume d'Indiana alors je l'attends de pied ferme ce moment, comme au minimum plusieurs autres blogueuses parisiennes. Une sortie hautement Kulturelle est même prévue avec du Toblerone blanc afin de nous soutenir dans ce lourd moment d'émotions! :)
J'attends d'ailleurs avec autant d'excitation juvénile Sex and the city et d'autres adaptations cinématographiques. D'ailleurs je ne suis pas la seule!

Alors mesdames à l'instar de Fashion qui en l'honneur d'Harrison a décidé aujourd'hui de nous régaler d'un billet sur les sexys papys qui devraient déclencher de profonds débats sur les mérites comparés des rides d'Harrison (encore lui, mais après tout, il a en partie inspiré ce billet),de Georges et des autres, affirmez haut et fort ici pour qui votre cœur juvénile bat encore :)

Sophie Kinsella : L'accro du shopping attend un bébé

Publié par Stéphanie on lundi, mai 19, 2008 commentaires (5)

Couverture :
Becky est aux anges ! Dans quelques mois, elle donnera naissance au plus adorable, au plus magnifique, au plus looké des bébés.
D’ici là, elle s’évertue à mettre en pratique sa toute nouvelle théorie : le shopping soignerait les nausées matinales.
Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes si notre accro ne s’était pas mise en tête d’être suivie par l’accoucheuse des stars, la sublime Venetia Carter… qui n’est autre que l’ex-petite amie de son mari, Luke ! Et qui semble bien décidée à le redevenir…
Entre les deux femmes, la guerre est déclarée. La pauvre Becky survivra-t-elle aux humiliations de la vénéneuse Venetia ?
Quand la situation semble désespérée, notre fashionista a plus d’un tour dans ses sacs !

Mon avis :
Après la rencontre avec Sophie Kinsella, j'avoue que je n'ai pas résisté et ai profité d'un samedi tranquille pour commencer immédiatement ce nouvel opus de l'accro du shopping. Ma première rencontre avec Becky m'avait pourtant laissée dubitative puisqu'un peu énervée par ses pulsions shopping incontrôlables.
Mais bon, l'envie était là de lire de la Chick lit et le livre disponible :)
Et bien je dois avouer que ce fut une excellente surprise. Même si ses envies sont toujours aussi incontrôlables, Becky a grandie (les bienfaits conjugués de l'age et certainement surtout du mariage avec Luke) et il ne s'agissait plus seulement d'une interminable liste d'articles achetés.
Les personnages m'ont semblé moins caricaturales alors que l'écriture était restée toujours aussi agréable à lire. Bien sur, il s'agit de la Chick lit.. Et alors? J'ai trouvé que c'était de l'excellente Chick lit, qui atteignait son but : détendre son lecteur. La scène de pré-accouchement m'a arrachée des éclats de rire (mais comment a-t-elle fait pour une fois de plus se retrouver dans une telle situation?)

N'ayant pas lu les 3 autres opus parus avant celui-ci, je n'ai cependant pas du tout été perdue, Sophie Kinsella résumant brièvement à chaque apparition d'un personnage son passé avec Becky.

Un excellent moment de lecture, 100% détente et sans complexe que je vous recommande pour cet été ou tout de suite.

Rencontre avec Sophie Kinsella

Publié par Stéphanie on samedi, mai 17, 2008 commentaires (12)


C'est invitées par le club metro, que Caro[line], Aude et moi-même sommes allées ce matin à la rencontre de Sophie Kinsella.
Pour ceux et celles qui habiteraient actuellement dans l'espace (quoique après tout deux de mes collègues n'étaient pas au courant de la sortie prochaine du quatrième Indiana! Et oui, c'est possible :o)), Sophie Kinsella est l'auteur à succès de la série L'accro du shopping, mais également (entre autres) de Samantha, bonne à rien faire ou des Petits secrets d'Emma.

A l'instar des compagnies aériennes, il semble que quelques participantes aient été victimes de surbooking puisque il manquait quelques places pour s'assoir, mais tout le monde tenait bien dans la salle du restaurant Bertie, lorsque Sophie Kinsella est arrivée, vêtue d'un jean court, d'impressionnants talons noir et d'une veste noir, blanche avec des touches de rose.

Devant une assemblée attentive, elle commença par nous parler longuement de l'adaptation des Confessions d'une accro du shopping car elle arrivait de New-York où le tournage est en cours.
Visiblement, les accros de Becky (l'héroïne du roman) ne seront pas déçues par le passage au grand écran, Sophie Kinsella était enthousiasmée par :

  • le scénario qui reprend en fait les deux premiers tomes de la saga : Sophie Kinsella a pu lire le scénario et faire quelques commentaires.
  • l'actrice choisie pour interpréter Becky, Isla Fisher, dont la beauté n'est extra-terrestre et peut donc ressembler au personnage de Becky
  • les vêtements portés par les actrices et acteurs. Là l'accro du shopping que semble être également Sophie Kinsella a pu s'exprimer, vantant les vêtements dont Dolce et Gabanna et Comme des garçons des différents personnages. Elle n'aurait d'ailleurs rien eu contre le droit d'emporter avec elle quelques souvenirs. Malheureusement, les vêtements doivent être conservés au cas où certaines scènes devaient être rejouées.
Dans la salle, d'autres accros du shopping étaient également présentent et plusieurs questions portaient sur les coups de cœurs shopping de l'auteur. De mémoire, son dernier coup de coeur porte sur un sac blanc avec une fée dessus d'une marque connue (désolée, j'ai oublié de le noter). Et comme quelquefois le hasard est moqueur avec les auteurs, le sac n'était en vente qu'après inscription sur une liste d'attente. Sophie Kinsella s'est donc, à son insu, retrouvée dans une scène de l'un de ses livres, puisqu'il s'agit d'une des mésaventures de Beckie.

La littérature a également été abordée au travers de ses lectures : si elle lit avec plaisir de la chick list dont Marian Keyes, elle est également une lectrice, entre autres de Jane Austen.
A propos de la chick lit, Sophie Kinsella a raconté n'avoir aucun problème avec cette appellation et le classement de ses livres dans cette catégorie. Cependant, elle a avoué un penchant pour une appellation aperçue dans une librairie (anglaise je crois) la Wit lit, Wit signifiant humour avec beaucoup d'intelligence.
Si elle a mis environ 5 mois à écrire le premier volume de cette série, il lui faut maintenant environ 9 mois pour écrire les suivants. Et oui, le même temps qu'un bébé! D'ailleurs Sophie Kinsella a reconnu prendre un peu de poids durant ce temps puisqu'elle écrit en grignotant. Et si Stephen King écrit en écoutant du métal à fond, de son côté c'est avec le même volume sonore mais plutôt du Madonna ou du Kylie Minogue. Elle nous a également dit écrire seule lorsque le roman est en cours.

Le petit déjeuner s'est terminé par une jolie surprise, les Editions Belfond ayant apporté plusieurs exemplaires du dernier livre de Sophie Kinsella (L'accro du shopping attend un bébé), toutes les participantes ont pu repartir avec un exemplaire dédicacé par l'auteur.

Merci encore à Sophie Kinsella pour sa bonne humeur et pour avoir répondu aussi ouvertement à toutes nos questions, au club métro (et surtout Emmanuel responsable du club) pour l'organisation du petit-déjeuner et aux éditions Belfond pour les livres.
Je profite d'ailleurs de ce billet pour remercier doublement les Editions Belfond, puisqu'ils font partis des gentils éditeurs qui ont acceptés de nous envoyer des livres pour récompenser les gagnants du futur Books and the city.

Pour finir, une photo un peu plus rapprochée de l'auteur : Sophie Kinsella est à gauche.

Journée de voyage - 21 Juin 2008

Publié par Stéphanie on jeudi, mai 15, 2008 commentaires (2)

Une chouette initiative découverte sur le site le Konnichiwa que je relaie...

Voici les règles:

***Nous aimons tous voyager et aimerions découvrir votre ville ***

Comme j'aime les maisons, le thème de cette journée est: bâtiments et architecture.

Il ne reste plus qu'à publier quelques photos des rues, des maisons, des bâtiments modernes et traditionnels de votre ville/village. Autant de photos que vous voulez, par tous les temps et toutes les saisons!

1- Voyage ouvert à toutes personnes ayant un blog.

2- Nous partons en vacances le 21 Juin 08 - veuillez publier vos photos ce jour-là ou 1 ou 2 jours avant.

3- Pour prendre part, veuillez me laisser un message ICI, avec votre nom, votre ville, votre pays et l'adresse de votre blog. Le 21 je publierai une liste de tous les participants et leur emplacement de façon à ce que l'on puisse tous se visiter ( la liste sera copiée sur mes deux blogs)

4- Je pense qu'il serait prudent de ne pas publier de photos de votre maison. Si vous publiez votre rue, ne nous en donnez pas les détails précis. Le nombre de photos est illimité.

5- N'oubliez pas de le faire savoir ! Utilisez la carte postale dans votre blog et le bouton dans votre marge, ce serait fabuleux de pouvoir faire le tour du monde!

Les auteurs passent à table : Joëlle Tiano

Publié par Stéphanie on mardi, mai 13, 2008 commentaires (7)

Lorsque j'ai lu l'interview de Joëlle Tiano chez Bladelor, je n'ai pas résisté et lui ai demandé de l'aide pour contacter l'auteur de L'enchanteur et illustrissime gâteau café café d'Irina Sasson.

1/ Êtes-vous un bon vivant qui aime la bonne chère et le bon vin ? Aimez vous cuisiner?

J’adore la bonne chère, je regrette juste un peu de n’avoir pas su mieux gérer cet enthousiasme... Je crois que les jeunes générations sont plus intelligentes que la mienne où les filles se répartissaient un peu en deux camps: les tristes stoïciennes d’un côté, les gourmandes invétérées de l’autre, avec de rares ponts entre les deux.

J’apprécie aussi beaucoup le vin. On a rougi mon eau lorsque j’étais petite, comme cela se faisait beaucoup, puis mon père m’a fait goûter des vins lorsque j’ai été adolescente. C’étaient de bons vins mais il s’agissait surtout de s’assurer que deux verres ne me faisaient pas perdre la tête et que je serais en mesure de résister à de vils suborneurs même après qu’il m’auraient fait boire du Muscadet sur lie, du Juliénas ou du Saint-Emilion... (sans blague)

J’adore cuisiner, depuis très très très longtemps. Salé et sucré. J’ai regardé faire, et beaucoup appris avec les livres aussi.

2/ Quelle est votre madeleine de Proust?
Lesquelles choisir de mes innombrables petites madeleines?
Le boeuf en daube de ma grand-mère, qui nous attendait en compagnie de ganses au beurre, dans un village des Bouches du Rhône, à notre arrivée de Paris? (ou sa brouillade de tomates, froide, à laquelle nous faisions un sort au goûter, en douce, avec mon petit frère?)
Les fraises que dans son jardin de Soisy sur Ecole ma tante Gilda, avec des mines de conspirateur, faisait découvrir aux petits citadins que nous étions? (ou son boudino, gâteau aux noix de Salonique, qu’elle était chargée par papa de faire pour mon anniversaire?)
Le malibi, dessert lacté aromatisé de cannelle et d’eau de rose que ma tante Nelly servait dans de petites coupes craquelées, très années 40, à proximité de son crapaud Steinway laqué noir (tiens tiens...)
Les moules marinière des hôtels des plages bretonnes, l’été? (mais alors il faudrait parler aussi des odeurs de sucre cuit des confiseurs de bord de mer...)
Je m’arrête.

Pour le vin, c’est plus facile. Même si donc, j’ai eu la chance de commencer à goûter jeune de bons vins, j’ai le souvenir très précis de ma première vraie émotion dans ce domaine. C’était l’été 64. Avec une copine nous ‘faisions” les Vosges du sud à pied. On dormait chez l’habitant, chambre quand on était chanceuses, granges souvent. Puis un jour, à Colmar, je ne sais pas quelle mouche nous a piquées, nous avons cassé notre tirelire et sommes allées à la Maison de Têtes. C’était alors un très bon restaurant. Je me souviens encore du menu et du vin surtout: Un Bourgogne: Clos de la Maréchale...

3/ Quel est votre diner idéal?
Le dîner idéal? Il y a tant de variantes: avoir cuisiné ou mettre les pieds sous la table? Chez des amis ou au resto? Nappe blanche ou couleur? l’hiver ou l’été? L’été, l’une des choses du monde la mieux partagée sans doute, à l’heure ou la grosse chaleur est tombée et où se lève la brise, l’odeur des grillades au charbon de bois qu’on mangera dehors, c’est un peu l’odeur du bonheur...

4/ Avec qui aimeriez vous diner?
-Avec Alexandre Dumas père, chez lui, parce qu’il était démesurément généreux et amphitryon renommé, et qu’ il m’aurait raconté plein d’ histoires...
-Avec le Burt Lancaster du Guépard, en grignotant quelque bricole sicilienne, pour lui dire qu’il ne doit pas regretter de ne pas m’avoir rencontrée plus tôt, qu’il me laissait indifférente dans Trapèze, que c’est ici, ce soir, à ce bal, dans la bibliothèque, qu’il m’enchante, m’émeut, me séduit.
-Avec l’Orson Wells du Troisième Homme, en mangeant une Sacher Torte où vous savez, j’aurai pris prétexte de lui faire la morale pour pouvoir le rencontrer.

5/ Ecrivez vous le ventre vide ou le ventre plein?
Ecrire... Quand on est vraiment bien parti, on peut résister au petit bout de Pyrénées Brebis, au carré de chocolat noir de cuisine... Ce n’est pas souvent le cas... Pour boire: du thé, Earl Grey ou Lapsang Souchong (quand on écrit ça, on a presque l’impression de savoir parler chinois...) ou de l’eau frémissante avec un filet d’eau de fleur d’oranger.

Encore merci à Joëlle Tiano d'avoir pris le temps de répondre à ces quelques questions culinaires.

Liz Editions : Pink Attitude (Colors #01)

Publié par Stéphanie on lundi, mai 12, 2008 commentaires (1)

Couverture :
En 1936, la grande prêtresse de la mode, Elsa Schiaparelli, avait baptisé son parfum « Shocking Pink », faisant du magenta saturé la couleur de l’avant-garde. Une couleur qui exprime à la fois l’insouciance et la provocation, à l’image de la célèbre « Pink Cadillac » d’Elvis Presley.

La couleur rose cultive les ambigüités : à la fois reflet d’une mode insolente (les lolitas japonaises, le style glamour) ou innocente (l’esprit rose bonbon des poupées Barbie ™); présente dans la publicité, le « street-art » et l’art contemporain, elle symbolise également les actions militantes de la Gay Pride entre autres.

Pour illustrer cette couleur énigmatique, 300 passionnés de photographie et de jeunes talents professionnels nous livrent leurs clichés … loin d’être moroses !

Mon avis :
Drôles, impertinentes, sérieuses mais toujours roses. Liz Editions a eu la bonne idée de reprendre les photos de photographes qui exposent sur le net en un livre autour du rose.
Si quelques photos m'ont laissées dubitatives quand a leur intérêt, la plupart sont magnifiques et font pâlir d'envie "rose" l'ex d'un club de photographie que je suis.
Je n'aurais qu'un seul regret, le manque de texte : un édito d'un écrivain, d'un artiste aussi flashant que cet étalage de rose aurait servi toutes ces photos.

Vivement les prochaines couleurs (jaune et verte)!

A noter :
Vous pouvez feuilleter une partie du livre sur le site de l'éditeur.

L'éditeur a eu la bonne idée en plus de cette série Colors, d'initier une série Cities dont le premier titre sera sur Londres.

Aki Shimazaki : Tsubame,le poids des secrets /3

Publié par Stéphanie on vendredi, mai 09, 2008 commentaires (4)

Couverture :
Lors du tremblement de terre de 1923, qui a dévasté la région du Kanto et entraîné plus de cent quarante mille morts, la Coréenne Yonhi Kim devient, question de survie, la Japonaise Mariko Kanazawa. A la fin de sa vie, alors qu'elle est veuve, mère d'un chimiste et grand-mère de trois petits-enfants, le mystère de sa naissance lui est dévoilé : le prêtre catholique qui l'avait recueillie dans son église lors du tremblement de terre, surnommé monsieur Tsubame, était-il l'instrument du destin qui a permis à cette hirondelle de s'élancer hors du nid ?

Mon avis :
Troisième volume de la série du Poids des secrets, j'ai aimé encore une fois cette lecture. Ici l'histoire racontée est très différente car au lieu de se concentrer sur l'histoire contrariée de deux jeunes adolescents, la narratrice est Mariko, la mère de Yukio, le jeune garçon.
Son récit est centré sur sa lente redécouverte de sa nationalité Coréenne et nous explique un aspect de la colonisation japonaise de la Corée. Je trouve que la négation de son identité puis sa lente redécouverte est excessivement bien contée, tout en délicatesse.

A lire et vivement la sortie du quatrième tome en poche.

Merci Tamara pour le prêt. Les avis de Tamara, Clochette, Katell, Papillon.

Always smiling!

Publié par Stéphanie on mercredi, mai 07, 2008 commentaires (13)

La nuit dernière, je méditais sur un article d’un ancien Psychologies Magazine (si je déclare l’acheter uniquement pour la chronique de David Foenkinos vous me croirez ? ;)

Cet article vantait les bienfaits du positivisme : méthode Coué, sophrologie mais mettait également en garde contre les méfaits de la pensée magique. La pensée magique ? Mais si vous vous souvenez, nous l’avons tous testée un jour : si je fais cela en moins de 10 minutes, si une feuille tombe, alors j’aurais une bonne note, alors il m’aimera… et autre promesse faite au hasard. Si ces exemples semblent puériles, à l’âge adulte nous continuons cependant quelquefois les mêmes stratagèmes :
- Ne pas vouloir envisager une situation de peur qu’elle arrive
- Se sentir coupable d’avoir souhaité du mal à quelqu’un et que cela arrive (alors que nous n’avons pas une once de responsabilité dans l’histoire)
Enfin, tout cela éloigne plutôt de l’idée initiale de mon billet.

Si je suis tout à fait d’accord pour reconnaitre de forts désavantages au négativisme, je trouve aussi qu’il y a certains dangers au positivisme à tout va.
Et surtout (là est le but de tout ce blabla), que penser des gens qui font des sourires tout au long de la journée? Personnellement je reste dubitative et me pose alors pleins de questions (plus ou moins existentielles) :

- Jusqu’à quel point ces sourires sont-ils franches ? Ben oui mince!

- La question numéro deux est donc tout naturellement : quelle substance illicite utilisent-ils? et si c’est la cas, j’en veux !

- Et enfin : qu’est ce qu’il pourrait réussir à leur enlever ce fameux sourire? : là suivant votre degré d’énervement, et votre humeur du jour la question peut-être plus ou moins pacifique. Ce sourire permanent et bien cela peut finir par être une agression ! C’est vrai quoi, il ne faut pas dépasser les limites. Tu pousses le bouchon un petit peu loin Maurice!

Dans ce cas, rien ne pourrait vous faire plus plaisir que de tester par vous-même ces limites qui, enfin !, effaceraient ce rictus moqueur du visage de Souris toujours.

Et vous alors qu’en pensez-vous ?

Carolyn Grey : Le cercle du Phénix

Publié par Stéphanie on lundi, mai 05, 2008 commentaires (11)

Couverture :
Angleterre, 1860.
Menant une existence monotone dans son manoir reculé du Surrey, Cassandra Jamiston reçoit un jour une nouvelle dramatique : Thomas Ferguson, une de ses vieilles connaissances, a été assassiné à Paris. Mais avant de mourir, celui-ci a eu le temps de lui transmettre un objet mystérieux : le Triangle de la Terre. A en croire son ultime message, ce Triangle, ajouté à trois autres pièces disséminées aux quatre coins de l'Europe, permettrait d'obtenir... la pierre philosophale, que la légende prétend capable de transformer le plomb en or et de donner la vie éternelle.
Que recouvre vraiment cette énigme ésotérique, l'une des plus fabuleuses de l'Histoire ? Et qui se cache derrière le Cercle du Phénix, société secrète elle aussi en quête de la pierre dont les malversations et les assassinats terrorisent Londres? Cassandra parviendra-t-elle, avec l'aide de ses proches, à percer ces mystères aussi fascinants que périlleux ?
Amateurs d'aventures, de rebondissements et de suspense, ce roman est pour vous !

Mon avis :
Avouons le tout de suite, ce livre est le premier roman d'une jeune auteur que je connais donc, il était beaucoup plus stressant de le lire sachant que j'aurais à en parler directement à l'auteur.
J'ai donc vraiment commencé cette lecture avec une petite appréhension.
Et l'appréhension a durée une cinquantaines de pages avant de me laisser complètement emportée par le récit.
Carolyn commence sa narration de la façon la plus habituelle qui soit pour un roman d'aventures historiques : une belle héroïne entourée de quelques beaux gentlemans (prometteurs) tous prêts à l'aider (quelle chanceuse!), un mystère à résoudre, quelques meurtres afin de prouver que les méchants sont très méchants...
Bien écrit, mais rien de révolutionnaire! Et puis soudain, "oh non, elle a osé", et oui Carolyn ose et détourne beaucoup de codes. Déjà prise par le suspens, ces fameux détournements m'ont mise en joie. Et certaines blogueuses pourront témoigner que j'en parle encore avec les pupilles qui pépitent...
A lire donc parce qu'on passe un bon moment, parce qu'une fois reposé ce premier volume, vous n'aurez qu'une seule envie (je l'espère), allez sur le blog de l'auteur pour lui demander :
- et alors au lieu de bloguer vous ne devriez pas être en train d'écrire la suite? J'attends moi!

DVD : Mansfield Park

Publié par Stéphanie on samedi, mai 03, 2008 commentaires (7)

Couverture :
A new adaptation of Jane Austen's classic novel. Poverty-stricken Fanny Price goes to live with her prosperous aunt and cousins at their country home. As she struggles to adapt to her new lifestyle she begins to attract the attentions of suitors...
(et oui, c'est une version anglaise!)
Avec : Hannah Taylor-Gordon, Talya Gordon, Lindsay Duncan, Bruce Byron, James Purefoy
Réalisateur : Patricia Rozema

Mon avis :
Mansfield Park est mon premier livre lu de Jane Austen et il y a peu en plus. Et oui, j'ai attendu plus de 30 ans pour lire cet auteur classique des jeunes-filles et femmes littéraires...

Je dois dire qu'il m'avait laissé un souvenir très périssable que confirme même certaines fans de Jane en qualifiant souvent ce roman du titre de moins intéressant dans son œuvre.
Je me souviens de longues scènes où sommes toute il ne se passait pas grand-chose. Mais en cela, on pouvait alors imaginer l'ennui des nobles de l'époque à la campagne et pourquoi la possibilité de monter soudainement une pièce de théâtre, les fascinaient tous autant.
Fany me semblait trop pâle et effacée et manquait singulièrement de fougue.

Ce film est une adaptation légèrement dépoussiérée et beaucoup plus enjouée que prévue. Ici, Fanny Price a des accents d'Elisabeth Benneth même si elle reste fidèle à l'esprit du roman.
J'ai trouvé les acteurs tous très convaincants avec une mention spéciale pour Alessandro Nivola (que j'avais déjà vu dans Goal, oui je sais j'ai quelque fois des références qui laissent sans voix.. :o)

C'est donc un bon moment que j'ai passé à Mansfield Park (le château utilisé pour le tournage est d'ailleurs magnifique) et je vous le conseille également.
Attention cependant, visiblement ce titre n'existe qu'en version anglaise (donc avec sous-titre anglais, je n'ai pas eu de problème à suivre mais il faut un niveau moyen tout de même).

Merci Cuné pour le prêt, Fashion je peux te le rendre :)

Moïra Sauvage : Les aventures de ce fabuleux vagin

Publié par Stéphanie on jeudi, mai 01, 2008 commentaires (5)


Couverture :
En 1996, dans une petite salle de Manhattan à New York, Eve Ensler présentait une pièce intitulée Les Monologues du vagin. Elle y disait les mots recueillis auprès de femmes pour évoquer le plus intime de leur féminité, le plus mystérieux de leur sexualité. Chaque représentation parlait de plaisir et de violence, provoquait rires et larmes. Les Monologues ont depuis été vus dans cent vingt pays (sept cent mille spectateurs en France) et traduits en quarante-cinq langues. Deux ans plus tard, Eve Ensler créait le mouvement V-Day. En permettant à des non-professionnels de jouer sa pièce, elle leur donnait la possibilité de réunir des fonds pour aider les femmes victimes de violences. Au cours de ses dix ans d'existence, V-Day a réuni cinquante millions de dollars pour lutter contre la violence domestique, le viol, les mutilations génitales ou les crimes d'honneur. Moïra Sauvage a eu accès aux archives du mouvement, rencontré Eve Ensler et s'est rendue dans de nombreux pays pour interviewer celles qui s'investissent dans V-Day. Elle raconte comment cette pièce a changé la vie des femmes.

Mon avis :
Si j'avais déjà vu 1 fois avec plaisir Les monologues du vagin, avant la semaine dernière où j'ai eu la chance de le revoir avec d'autres blogueuses invitées par Moira et Christian Sauvage, je ne connaissais absolument pas le mouvement et l'engagement qui se cachait derrière : le V-day.
Curieusement, alors que cette pièce est jouée par des armées d'étudiantes, d'amatrices, en plus des comédiennes professionnelles, aucun livre n'avait été écrit sur ce sujet.

C'est maintenant fait grâce à la plume alerte et motivée de Moïra Sauvage.
En un peu plus de 200 pages, Moïra réussit a dresser la carte d'identité d'un mouvement malheureusement encore trop d'actualité. En tant qu'humaine, je ne dis même pas en tant que femme, car comme elle le rappelle judicieusement, les violences contre les femmes touchent trop souvent également les enfants, je ne peux que souhaiter qu'un jour, il ne soit plus d'utilité publique.

Si le récit se penche tout d'abord sur la vie d'Eve Ensler (une sacrée femme!), il s'affranchit vite pour raconter comment les dons récoltés par la diffusion de la pièce a permis de changer la vie de milliers de femme : aussi bien en Afrique bien sur, mais également aux US et en France.
Bien sur, c'est quelquefois triste (d'ailleurs, si je n'ai pas pleuré en voyant la pièce, j'ai pleuré à la lecture de certaines pages), mais détrompez vous, ici point de patho, non juste des tranches de vie. Grâce à l'écriture de Moïra, le résultat est à l'image de la pièce : il fait autant sourire que pleurer.

Comme la vie donc, cette vie auxquelles toutes les femmes devraient avoir droit!

(les deux exemplaires offerts par Moïra, que je remercie, seront si vous le voulez, envoyé en livre voyageurs, après avoir été lus par les blogueuses présentent ce soir-là, vous pouvez vous inscrire dans les commentaires)

PS : le mot vagin n'est pas aussi commun que cela, j'ai surpris quelques regards étonnés à l'aéroport, devant le titre que je lisais. Et oui, même en France où le succès de la pièce est incontestable...