Couverture :
Becky est aux anges ! Dans quelques mois, elle donnera naissance au plus adorable, au plus magnifique, au plus looké des bébés.
D’ici là, elle s’évertue à mettre en pratique sa toute nouvelle théorie : le shopping soignerait les nausées matinales.
Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes si notre accro ne s’était pas mise en tête d’être suivie par l’accoucheuse des stars, la sublime Venetia Carter… qui n’est autre que l’ex-petite amie de son mari, Luke ! Et qui semble bien décidée à le redevenir…
Entre les deux femmes, la guerre est déclarée. La pauvre Becky survivra-t-elle aux humiliations de la vénéneuse Venetia ?
Quand la situation semble désespérée, notre fashionista a plus d’un tour dans ses sacs !
Mon avis :
Après la rencontre avec Sophie Kinsella, j'avoue que je n'ai pas résisté et ai profité d'un samedi tranquille pour commencer immédiatement ce nouvel opus de l'accro du shopping. Ma première rencontre avec Becky m'avait pourtant laissée dubitative puisqu'un peu énervée par ses pulsions shopping incontrôlables.
Mais bon, l'envie était là de lire de la Chick lit et le livre disponible :)
Et bien je dois avouer que ce fut une excellente surprise. Même si ses envies sont toujours aussi incontrôlables, Becky a grandie (les bienfaits conjugués de l'age et certainement surtout du mariage avec Luke) et il ne s'agissait plus seulement d'une interminable liste d'articles achetés.
Les personnages m'ont semblé moins caricaturales alors que l'écriture était restée toujours aussi agréable à lire. Bien sur, il s'agit de la Chick lit.. Et alors? J'ai trouvé que c'était de l'excellente Chick lit, qui atteignait son but : détendre son lecteur. La scène de pré-accouchement m'a arrachée des éclats de rire (mais comment a-t-elle fait pour une fois de plus se retrouver dans une telle situation?)
N'ayant pas lu les 3 autres opus parus avant celui-ci, je n'ai cependant pas du tout été perdue, Sophie Kinsella résumant brièvement à chaque apparition d'un personnage son passé avec Becky.
Un excellent moment de lecture, 100% détente et sans complexe que je vous recommande pour cet été ou tout de suite.
Sophie Kinsella : L'accro du shopping attend un bébé

C'est invitées par le club metro, que Caro[line], Aude et moi-même sommes allées ce matin à la rencontre de Sophie Kinsella.
Pour ceux et celles qui habiteraient actuellement dans l'espace (quoique après tout deux de mes collègues n'étaient pas au courant de la sortie prochaine du quatrième Indiana! Et oui, c'est possible :o)), Sophie Kinsella est l'auteur à succès de la série L'accro du shopping, mais également (entre autres) de Samantha, bonne à rien faire ou des Petits secrets d'Emma.
A l'instar des compagnies aériennes, il semble que quelques participantes aient été victimes de surbooking puisque il manquait quelques places pour s'assoir, mais tout le monde tenait bien dans la salle du restaurant Bertie, lorsque Sophie Kinsella est arrivée, vêtue d'un jean court, d'impressionnants talons noir et d'une veste noir, blanche avec des touches de rose.
Devant une assemblée attentive, elle commença par nous parler longuement de l'adaptation des Confessions d'une accro du shopping car elle arrivait de New-York où le tournage est en cours.
Visiblement, les accros de Becky (l'héroïne du roman) ne seront pas déçues par le passage au grand écran, Sophie Kinsella était enthousiasmée par :
- le scénario qui reprend en fait les deux premiers tomes de la saga : Sophie Kinsella a pu lire le scénario et faire quelques commentaires.
- l'actrice choisie pour interpréter Becky, Isla Fisher, dont la beauté n'est extra-terrestre et peut donc ressembler au personnage de Becky
- les vêtements portés par les actrices et acteurs. Là l'accro du shopping que semble être également Sophie Kinsella a pu s'exprimer, vantant les vêtements dont Dolce et Gabanna et Comme des garçons des différents personnages. Elle n'aurait d'ailleurs rien eu contre le droit d'emporter avec elle quelques souvenirs. Malheureusement, les vêtements doivent être conservés au cas où certaines scènes devaient être rejouées.
La littérature a également été abordée au travers de ses lectures : si elle lit avec plaisir de la chick list dont Marian Keyes, elle est également une lectrice, entre autres de Jane Austen.
A propos de la chick lit, Sophie Kinsella a raconté n'avoir aucun problème avec cette appellation et le classement de ses livres dans cette catégorie. Cependant, elle a avoué un penchant pour une appellation aperçue dans une librairie (anglaise je crois) la Wit lit, Wit signifiant humour avec beaucoup d'intelligence.
Si elle a mis environ 5 mois à écrire le premier volume de cette série, il lui faut maintenant environ 9 mois pour écrire les suivants. Et oui, le même temps qu'un bébé! D'ailleurs Sophie Kinsella a reconnu prendre un peu de poids durant ce temps puisqu'elle écrit en grignotant. Et si Stephen King écrit en écoutant du métal à fond, de son côté c'est avec le même volume sonore mais plutôt du Madonna ou du Kylie Minogue. Elle nous a également dit écrire seule lorsque le roman est en cours.
Le petit déjeuner s'est terminé par une jolie surprise, les Editions Belfond ayant apporté plusieurs exemplaires du dernier livre de Sophie Kinsella (L'accro du shopping attend un bébé), toutes les participantes ont pu repartir avec un exemplaire dédicacé par l'auteur.
Merci encore à Sophie Kinsella pour sa bonne humeur et pour avoir répondu aussi ouvertement à toutes nos questions, au club métro (et surtout Emmanuel responsable du club) pour l'organisation du petit-déjeuner et aux éditions Belfond pour les livres.
Je profite d'ailleurs de ce billet pour remercier doublement les Editions Belfond, puisqu'ils font partis des gentils éditeurs qui ont acceptés de nous envoyer des livres pour récompenser les gagnants du futur Books and the city.
Pour finir, une photo un peu plus rapprochée de l'auteur : Sophie Kinsella est à gauche.
Une chouette initiative découverte sur le site le Konnichiwa que je relaie...
Voici les règles:
***Nous aimons tous voyager et aimerions découvrir votre ville ***
Comme j'aime les maisons, le thème de cette journée est: bâtiments et architecture.
Il ne reste plus qu'à publier quelques photos des rues, des maisons, des bâtiments modernes et traditionnels de votre ville/village. Autant de photos que vous voulez, par tous les temps et toutes les saisons!
1- Voyage ouvert à toutes personnes ayant un blog.
2- Nous partons en vacances le 21 Juin 08 - veuillez publier vos photos ce jour-là ou 1 ou 2 jours avant.
3- Pour prendre part, veuillez me laisser un message ICI, avec votre nom, votre ville, votre pays et l'adresse de votre blog. Le 21 je publierai une liste de tous les participants et leur emplacement de façon à ce que l'on puisse tous se visiter ( la liste sera copiée sur mes deux blogs)
4- Je pense qu'il serait prudent de ne pas publier de photos de votre maison. Si vous publiez votre rue, ne nous en donnez pas les détails précis. Le nombre de photos est illimité.
5- N'oubliez pas de le faire savoir ! Utilisez la carte postale dans votre blog et le bouton dans votre marge, ce serait fabuleux de pouvoir faire le tour du monde!
Les auteurs passent à table : Joëlle Tiano
Lorsque j'ai lu l'interview de Joëlle Tiano chez Bladelor, je n'ai pas résisté et lui ai demandé de l'aide pour contacter l'auteur de L'enchanteur et illustrissime gâteau café café d'Irina Sasson.
1/ Êtes-vous un bon vivant qui aime la bonne chère et le bon vin ? Aimez vous cuisiner?
J’adore la bonne chère, je regrette juste un peu de n’avoir pas su mieux gérer cet enthousiasme... Je crois que les jeunes générations sont plus intelligentes que la mienne où les filles se répartissaient un peu en deux camps: les tristes stoïciennes d’un côté, les gourmandes invétérées de l’autre, avec de rares ponts entre les deux.
J’apprécie aussi beaucoup le vin. On a rougi mon eau lorsque j’étais petite, comme cela se faisait beaucoup, puis mon père m’a fait goûter des vins lorsque j’ai été adolescente. C’étaient de bons vins mais il s’agissait surtout de s’assurer que deux verres ne me faisaient pas perdre la tête et que je serais en mesure de résister à de vils suborneurs même après qu’il m’auraient fait boire du Muscadet sur lie, du Juliénas ou du Saint-Emilion... (sans blague)
J’adore cuisiner, depuis très très très longtemps. Salé et sucré. J’ai regardé faire, et beaucoup appris avec les livres aussi.
2/ Quelle est votre madeleine de Proust?
Lesquelles choisir de mes innombrables petites madeleines?
Le boeuf en daube de ma grand-mère, qui nous attendait en compagnie de ganses au beurre, dans un village des Bouches du Rhône, à notre arrivée de Paris? (ou sa brouillade de tomates, froide, à laquelle nous faisions un sort au goûter, en douce, avec mon petit frère?)
Les fraises que dans son jardin de Soisy sur Ecole ma tante Gilda, avec des mines de conspirateur, faisait découvrir aux petits citadins que nous étions? (ou son boudino, gâteau aux noix de Salonique, qu’elle était chargée par papa de faire pour mon anniversaire?)
Le malibi, dessert lacté aromatisé de cannelle et d’eau de rose que ma tante Nelly servait dans de petites coupes craquelées, très années 40, à proximité de son crapaud Steinway laqué noir (tiens tiens...)
Les moules marinière des hôtels des plages bretonnes, l’été? (mais alors il faudrait parler aussi des odeurs de sucre cuit des confiseurs de bord de mer...)
Je m’arrête.
Pour le vin, c’est plus facile. Même si donc, j’ai eu la chance de commencer à goûter jeune de bons vins, j’ai le souvenir très précis de ma première vraie émotion dans ce domaine. C’était l’été 64. Avec une copine nous ‘faisions” les Vosges du sud à pied. On dormait chez l’habitant, chambre quand on était chanceuses, granges souvent. Puis un jour, à Colmar, je ne sais pas quelle mouche nous a piquées, nous avons cassé notre tirelire et sommes allées à la Maison de Têtes. C’était alors un très bon restaurant. Je me souviens encore du menu et du vin surtout: Un Bourgogne: Clos de la Maréchale...
3/ Quel est votre diner idéal?
Le dîner idéal? Il y a tant de variantes: avoir cuisiné ou mettre les pieds sous la table? Chez des amis ou au resto? Nappe blanche ou couleur? l’hiver ou l’été? L’été, l’une des choses du monde la mieux partagée sans doute, à l’heure ou la grosse chaleur est tombée et où se lève la brise, l’odeur des grillades au charbon de bois qu’on mangera dehors, c’est un peu l’odeur du bonheur...
4/ Avec qui aimeriez vous diner?
-Avec Alexandre Dumas père, chez lui, parce qu’il était démesurément généreux et amphitryon renommé, et qu’ il m’aurait raconté plein d’ histoires...
-Avec le Burt Lancaster du Guépard, en grignotant quelque bricole sicilienne, pour lui dire qu’il ne doit pas regretter de ne pas m’avoir rencontrée plus tôt, qu’il me laissait indifférente dans Trapèze, que c’est ici, ce soir, à ce bal, dans la bibliothèque, qu’il m’enchante, m’émeut, me séduit.
-Avec l’Orson Wells du Troisième Homme, en mangeant une Sacher Torte où vous savez, j’aurai pris prétexte de lui faire la morale pour pouvoir le rencontrer.
5/ Ecrivez vous le ventre vide ou le ventre plein?
Ecrire... Quand on est vraiment bien parti, on peut résister au petit bout de Pyrénées Brebis, au carré de chocolat noir de cuisine... Ce n’est pas souvent le cas... Pour boire: du thé, Earl Grey ou Lapsang Souchong (quand on écrit ça, on a presque l’impression de savoir parler chinois...) ou de l’eau frémissante avec un filet d’eau de fleur d’oranger.
Encore merci à Joëlle Tiano d'avoir pris le temps de répondre à ces quelques questions culinaires.
Liz Editions : Pink Attitude (Colors #01)
Couverture :
En 1936, la grande prêtresse de la mode, Elsa Schiaparelli, avait baptisé son parfum « Shocking Pink », faisant du magenta saturé la couleur de l’avant-garde. Une couleur qui exprime à la fois l’insouciance et la provocation, à l’image de la célèbre « Pink Cadillac » d’Elvis Presley.
La couleur rose cultive les ambigüités : à la fois reflet d’une mode insolente (les lolitas japonaises, le style glamour) ou innocente (l’esprit rose bonbon des poupées Barbie ™); présente dans la publicité, le « street-art » et l’art contemporain, elle symbolise également les actions militantes de la Gay Pride entre autres.
Pour illustrer cette couleur énigmatique, 300 passionnés de photographie et de jeunes talents professionnels nous livrent leurs clichés … loin d’être moroses !
Mon avis :
Drôles, impertinentes, sérieuses mais toujours roses. Liz Editions a eu la bonne idée de reprendre les photos de photographes qui exposent sur le net en un livre autour du rose.
Si quelques photos m'ont laissées dubitatives quand a leur intérêt, la plupart sont magnifiques et font pâlir d'envie "rose" l'ex d'un club de photographie que je suis.
Je n'aurais qu'un seul regret, le manque de texte : un édito d'un écrivain, d'un artiste aussi flashant que cet étalage de rose aurait servi toutes ces photos.
Vivement les prochaines couleurs (jaune et verte)!
A noter :
Vous pouvez feuilleter une partie du livre sur le site de l'éditeur.
L'éditeur a eu la bonne idée en plus de cette série Colors, d'initier une série Cities dont le premier titre sera sur Londres.
Aki Shimazaki : Tsubame,le poids des secrets /3
Couverture :
Lors du tremblement de terre de 1923, qui a dévasté la région du Kanto et entraîné plus de cent quarante mille morts, la Coréenne Yonhi Kim devient, question de survie, la Japonaise Mariko Kanazawa. A la fin de sa vie, alors qu'elle est veuve, mère d'un chimiste et grand-mère de trois petits-enfants, le mystère de sa naissance lui est dévoilé : le prêtre catholique qui l'avait recueillie dans son église lors du tremblement de terre, surnommé monsieur Tsubame, était-il l'instrument du destin qui a permis à cette hirondelle de s'élancer hors du nid ?
Mon avis :
Troisième volume de la série du Poids des secrets, j'ai aimé encore une fois cette lecture. Ici l'histoire racontée est très différente car au lieu de se concentrer sur l'histoire contrariée de deux jeunes adolescents, la narratrice est Mariko, la mère de Yukio, le jeune garçon.
Son récit est centré sur sa lente redécouverte de sa nationalité Coréenne et nous explique un aspect de la colonisation japonaise de la Corée. Je trouve que la négation de son identité puis sa lente redécouverte est excessivement bien contée, tout en délicatesse.
A lire et vivement la sortie du quatrième tome en poche.
Merci Tamara pour le prêt. Les avis de Tamara, Clochette, Katell, Papillon.
La nuit dernière, je méditais sur un article d’un ancien Psychologies Magazine (si je déclare l’acheter uniquement pour la chronique de David Foenkinos vous me croirez ? ;)
Cet article vantait les bienfaits du positivisme : méthode Coué, sophrologie mais mettait également en garde contre les méfaits de la pensée magique. La pensée magique ? Mais si vous vous souvenez, nous l’avons tous testée un jour : si je fais cela en moins de 10 minutes, si une feuille tombe, alors j’aurais une bonne note, alors il m’aimera… et autre promesse faite au hasard. Si ces exemples semblent puériles, à l’âge adulte nous continuons cependant quelquefois les mêmes stratagèmes :
- Ne pas vouloir envisager une situation de peur qu’elle arrive
- Se sentir coupable d’avoir souhaité du mal à quelqu’un et que cela arrive (alors que nous n’avons pas une once de responsabilité dans l’histoire)
Enfin, tout cela éloigne plutôt de l’idée initiale de mon billet.
Si je suis tout à fait d’accord pour reconnaitre de forts désavantages au négativisme, je trouve aussi qu’il y a certains dangers au positivisme à tout va.
Et surtout (là est le but de tout ce blabla), que penser des gens qui font des sourires tout au long de la journée? Personnellement je reste dubitative et me pose alors pleins de questions (plus ou moins existentielles) :
- Jusqu’à quel point ces sourires sont-ils franches ? Ben oui mince!
- La question numéro deux est donc tout naturellement : quelle substance illicite utilisent-ils? et si c’est la cas, j’en veux !
- Et enfin : qu’est ce qu’il pourrait réussir à leur enlever ce fameux sourire? : là suivant votre degré d’énervement, et votre humeur du jour la question peut-être plus ou moins pacifique. Ce sourire permanent et bien cela peut finir par être une agression ! C’est vrai quoi, il ne faut pas dépasser les limites. Tu pousses le bouchon un petit peu loin Maurice!
Dans ce cas, rien ne pourrait vous faire plus plaisir que de tester par vous-même ces limites qui, enfin !, effaceraient ce rictus moqueur du visage de Souris toujours.
Et vous alors qu’en pensez-vous ?

Couverture :
Angleterre, 1860.
Menant une existence monotone dans son manoir reculé du Surrey, Cassandra Jamiston reçoit un jour une nouvelle dramatique : Thomas Ferguson, une de ses vieilles connaissances, a été assassiné à Paris. Mais avant de mourir, celui-ci a eu le temps de lui transmettre un objet mystérieux : le Triangle de la Terre. A en croire son ultime message, ce Triangle, ajouté à trois autres pièces disséminées aux quatre coins de l'Europe, permettrait d'obtenir... la pierre philosophale, que la légende prétend capable de transformer le plomb en or et de donner la vie éternelle.
Que recouvre vraiment cette énigme ésotérique, l'une des plus fabuleuses de l'Histoire ? Et qui se cache derrière le Cercle du Phénix, société secrète elle aussi en quête de la pierre dont les malversations et les assassinats terrorisent Londres? Cassandra parviendra-t-elle, avec l'aide de ses proches, à percer ces mystères aussi fascinants que périlleux ?
Amateurs d'aventures, de rebondissements et de suspense, ce roman est pour vous !
Mon avis :
Avouons le tout de suite, ce livre est le premier roman d'une jeune auteur que je connais donc, il était beaucoup plus stressant de le lire sachant que j'aurais à en parler directement à l'auteur.
J'ai donc vraiment commencé cette lecture avec une petite appréhension.
Et l'appréhension a durée une cinquantaines de pages avant de me laisser complètement emportée par le récit.
Carolyn commence sa narration de la façon la plus habituelle qui soit pour un roman d'aventures historiques : une belle héroïne entourée de quelques beaux gentlemans (prometteurs) tous prêts à l'aider (quelle chanceuse!), un mystère à résoudre, quelques meurtres afin de prouver que les méchants sont très méchants...
Bien écrit, mais rien de révolutionnaire! Et puis soudain, "oh non, elle a osé", et oui Carolyn ose et détourne beaucoup de codes. Déjà prise par le suspens, ces fameux détournements m'ont mise en joie. Et certaines blogueuses pourront témoigner que j'en parle encore avec les pupilles qui pépitent...
A lire donc parce qu'on passe un bon moment, parce qu'une fois reposé ce premier volume, vous n'aurez qu'une seule envie (je l'espère), allez sur le blog de l'auteur pour lui demander :
- et alors au lieu de bloguer vous ne devriez pas être en train d'écrire la suite? J'attends moi!
Couverture :
A new adaptation of Jane Austen's classic novel. Poverty-stricken Fanny Price goes to live with her prosperous aunt and cousins at their country home. As she struggles to adapt to her new lifestyle she begins to attract the attentions of suitors...
(et oui, c'est une version anglaise!)
Avec : Hannah Taylor-Gordon, Talya Gordon, Lindsay Duncan, Bruce Byron, James Purefoy
Réalisateur : Patricia Rozema
Mon avis :
Mansfield Park est mon premier livre lu de Jane Austen et il y a peu en plus. Et oui, j'ai attendu plus de 30 ans pour lire cet auteur classique des jeunes-filles et femmes littéraires...
Je dois dire qu'il m'avait laissé un souvenir très périssable que confirme même certaines fans de Jane en qualifiant souvent ce roman du titre de moins intéressant dans son œuvre.
Je me souviens de longues scènes où sommes toute il ne se passait pas grand-chose. Mais en cela, on pouvait alors imaginer l'ennui des nobles de l'époque à la campagne et pourquoi la possibilité de monter soudainement une pièce de théâtre, les fascinaient tous autant.
Fany me semblait trop pâle et effacée et manquait singulièrement de fougue.
Ce film est une adaptation légèrement dépoussiérée et beaucoup plus enjouée que prévue. Ici, Fanny Price a des accents d'Elisabeth Benneth même si elle reste fidèle à l'esprit du roman.
J'ai trouvé les acteurs tous très convaincants avec une mention spéciale pour Alessandro Nivola (que j'avais déjà vu dans Goal, oui je sais j'ai quelque fois des références qui laissent sans voix.. :o)
C'est donc un bon moment que j'ai passé à Mansfield Park (le château utilisé pour le tournage est d'ailleurs magnifique) et je vous le conseille également.
Attention cependant, visiblement ce titre n'existe qu'en version anglaise (donc avec sous-titre anglais, je n'ai pas eu de problème à suivre mais il faut un niveau moyen tout de même).
Merci Cuné pour le prêt, Fashion je peux te le rendre :)
Moïra Sauvage : Les aventures de ce fabuleux vagin

Couverture :
En 1996, dans une petite salle de Manhattan à New York, Eve Ensler présentait une pièce intitulée Les Monologues du vagin. Elle y disait les mots recueillis auprès de femmes pour évoquer le plus intime de leur féminité, le plus mystérieux de leur sexualité. Chaque représentation parlait de plaisir et de violence, provoquait rires et larmes. Les Monologues ont depuis été vus dans cent vingt pays (sept cent mille spectateurs en France) et traduits en quarante-cinq langues. Deux ans plus tard, Eve Ensler créait le mouvement V-Day. En permettant à des non-professionnels de jouer sa pièce, elle leur donnait la possibilité de réunir des fonds pour aider les femmes victimes de violences. Au cours de ses dix ans d'existence, V-Day a réuni cinquante millions de dollars pour lutter contre la violence domestique, le viol, les mutilations génitales ou les crimes d'honneur. Moïra Sauvage a eu accès aux archives du mouvement, rencontré Eve Ensler et s'est rendue dans de nombreux pays pour interviewer celles qui s'investissent dans V-Day. Elle raconte comment cette pièce a changé la vie des femmes.
Mon avis :
Si j'avais déjà vu 1 fois avec plaisir Les monologues du vagin, avant la semaine dernière où j'ai eu la chance de le revoir avec d'autres blogueuses invitées par Moira et Christian Sauvage, je ne connaissais absolument pas le mouvement et l'engagement qui se cachait derrière : le V-day.
Curieusement, alors que cette pièce est jouée par des armées d'étudiantes, d'amatrices, en plus des comédiennes professionnelles, aucun livre n'avait été écrit sur ce sujet.
C'est maintenant fait grâce à la plume alerte et motivée de Moïra Sauvage.
En un peu plus de 200 pages, Moïra réussit a dresser la carte d'identité d'un mouvement malheureusement encore trop d'actualité. En tant qu'humaine, je ne dis même pas en tant que femme, car comme elle le rappelle judicieusement, les violences contre les femmes touchent trop souvent également les enfants, je ne peux que souhaiter qu'un jour, il ne soit plus d'utilité publique.
Si le récit se penche tout d'abord sur la vie d'Eve Ensler (une sacrée femme!), il s'affranchit vite pour raconter comment les dons récoltés par la diffusion de la pièce a permis de changer la vie de milliers de femme : aussi bien en Afrique bien sur, mais également aux US et en France.
Bien sur, c'est quelquefois triste (d'ailleurs, si je n'ai pas pleuré en voyant la pièce, j'ai pleuré à la lecture de certaines pages), mais détrompez vous, ici point de patho, non juste des tranches de vie. Grâce à l'écriture de Moïra, le résultat est à l'image de la pièce : il fait autant sourire que pleurer.
Comme la vie donc, cette vie auxquelles toutes les femmes devraient avoir droit!
(les deux exemplaires offerts par Moïra, que je remercie, seront si vous le voulez, envoyé en livre voyageurs, après avoir été lus par les blogueuses présentent ce soir-là, vous pouvez vous inscrire dans les commentaires)
PS : le mot vagin n'est pas aussi commun que cela, j'ai surpris quelques regards étonnés à l'aéroport, devant le titre que je lisais. Et oui, même en France où le succès de la pièce est incontestable...


