Erik Orsenna : L'avenir de l'eau

Publié par Stéphanie on lundi, décembre 01, 2008


Dans dix ans, dans vingt ans, aurons-nous assez d'eau ? Assez d'eau pour boire ? Assez d'eau pour faire pousser les plantes ? Assez d'eau pour éviter qu'à toutes les raisons de faire la guerre s'ajoute celle du manque d'eau ? Un habitant de la planète sur six continue de n'avoir pas accès à l'eau. Un sur deux vit sans système d'évacuation. Pourquoi ?





Erik Orsenna est un curieux de nature qui se veut professeur et élève. Il n'aime rien de mieux qu'apprendre et nous fait partager sa passion en parlant du sujet universel, à la base de tout : l'eau.

Difficile de résumer un pareil livre. Il s'agit d'un tour du monde des problèmes liés à l'eau :
de l'Inde ou le besoin de traitement est visible et meurtrier, de l'Australie, pays riche, qui cherche de l'eau de plus en plus rare, en passant par la Chine, le Maghreb ou l'Europe.

Tour à tour malicieux, sceptique, étonné, Erik Orsenna au travers d'anecdotes rappelle :
  • que le problème de l'eau sera toujours régional et pas global comme le fait croire le thème du réchauffement global
  • que surtout, rien ne peut se faire sans lier l'accès de l'eau à l'assainissement. Et malheureusement s'il est beau de payer des pompes pour donner de l'eau, il est beaucoup moins glamour de traiter les déchets. Cela m'a rappelé mon IUT flambant neuf, où les étudiants avaient froid parce qu'il était bien mieux de payer des bâtiments que la facture de chauffage.
Une personne sur six n'a toujours pas accès à l'eau aujourd'hui dans le monde. Le coût de l'eau ne doit pas être un frein à la dignité humaine. Chacun devrait avoir droit à 50l par jour.

Sur ce sujet difficile, Erik Orsenna réussit le pari de passionner son lecteur par une vulgarisation de haut vol. Ce n'est jamais ennuyant. Et c'est essentiel.

Comme je vous l'avais écrit, l'auteur a accepté de rencontrer 7 blogueurs pour des interviews qui ont été filmées.


L'avenir de l'eau - Erik Orsenna
envoyé par clybon

Toujours à propos d'écologie, j'en profite pour relayer une vidéo de Greenpeace sur les négociations qui auront lieu en décembre en Pologne pour réduire les émissions de Carbone.
En temps de crise économique, j'espère que de réels engagements seront tout de même pris et tenus


9 commentaires:

Comment by keisha on 1 décembre 2008 à 07:26

Dès que je le vois, je le prends ce livre! D'Orsenna j'avais aussi aimé Voyage au pays du coton.

 
Comment by amanda on 1 décembre 2008 à 08:47

mais où la voit-on, ton interview ?

 
Comment by bladelor on 1 décembre 2008 à 09:46

Peux-tu nous en dire davantage au sujet des vidéos avec les bloggeuses, et également nous indiquer où l'on peut consulter ces fameuses pages sur le net dont l'auteur parle ?

 
Comment by maijo on 1 décembre 2008 à 09:58

Je suis curieuse de le lire; d'autant que j'aime beaucoup la plume de M. Orsenna.

 
Comment by Karine :) on 1 décembre 2008 à 19:13

On me l'avait proposé, ce livre-là mais je n'ai pas accepté parce que j'avais un peu peur que ce soit ennuyant... tu me fais regretter!!!

 
Comment by Michel on 1 décembre 2008 à 21:27

Il est très haut dans ma PAL... sérieusement je pense le commencer dans la semaine

 
Comment by Stéphanie on 1 décembre 2008 à 23:55

@Keisha : je ne l'ai pas encore lu, mais suis décidée à le faire

@Amanda et Bladelor : je n'ai pas mis la mienne en ligne, car on n'entend pas mes questions, donc l'intérêt est limité :(

@Maijo : j'ai prêté mon exemplaire mais dès qu'il est dispo je te l'envoie comme promis

@Karine:) : c'était une erreur

@Michel : bonne lecture, j'attends ton avis :)

 
Comment by sylvie on 13 décembre 2008 à 19:56

je vais bientôt le lire aussi, c'est le livre que je vais recevoir par babelio (opération masse critique), à bientôt donc, je repasserai quand je l'aurai lu:)

 
Comment by sylvie on 31 janvier 2009 à 19:08

J'ai lu ce livre dont j'étais très curieuse grâce à l'opération masse critique de Babélio.je l'ai lu avec beaucoup de curiosité et d'intérêt et il m'a beaucoup plu dans sa forme originale et brillante à plus d'un titre.
Par contre j'ai été gênée par le pragmatisme un peu trop exemplaire de l'auteur. La lecture d'une étude critique de ce livre que j'ai trouvée sur le net : http://www.eauxglacees.com/IMG/pdf/...
m'a confortée dans ce sentiment, et dans ma conviction que pour gérer un bien commun essentiel à la vie, il vaut mieux privilégier l'idée de bien public ou de bien commun plutôt que celui de bien privé et de marchandisation.