
Couverture :
Une veuve spirituelle et jolie, mais sans un sou, trouve refuge chez son beau-frère, un riche banquier. Est-elle dénuée de scrupules, prête à tout pour faire un beau mariage, ou juste une coquette qui veut s'amuser ? Le jeune Reginald risque de payer cher la réponse à cette question... Grande dame du roman anglais, Jane Austen trace le portrait très spirituel d'une aventurière, dans la lignée des personnages d'Orgueil et préjugé et de Raison et sentiments.
Mon avis :
Alors que je l’avoue je pataugeais un peu dans la satyre des romans gothiques écrite par l’auteur, j’ai fais le choix de laisser de côté Northambey Abbey pour me plonger dans la correspondance de Lady Susan. Moi qui d’habitude ne suis pas une fan de ce style de roman (quoique mes dernières expériences ont été plus que concluantes entre La chomarde et le haut commissaire et surtout 84 Charing cross road), j’ai adoré.
L’histoire est délectable, c’est passionnant de suivre les aventures sans scrupule de cette veuve dont la perfidie et la détermination semblent toujours faire mouche. Le style épistolaire permet de suivre les pensées de plusieurs personnages, sans que le récit en soit alourdi.
Je serais très curieuse de voir une adaptation de ce court roman épistolaire.
Lady Susan est à lire, il vous fera passer une heure et demi délicieuse malgré l’absence de héros à potentiel : ici les hommes ne sont que des marionnettes dont les femmes semblent tirer les ficelles.












