Claire Wolniewicz : Le temps d'une chute

Publié par Stéphanie on mercredi, juillet 30, 2008


Couverture :
A quatorze ans, éblouie par la fluidité des matières et l'explosion des couleurs, déjà experte dans l'art de la coupe, Madelaine crée ses premières robes. Le siècle défile, inventions, destructions, restrictions, guerre, la mode s'emballe... L'après-guerre 'offre' Tadeusz - un rescapé des camps - à Madelaine. De leur union naît Lucie, et Madelaine créera pour elle quantité de modèles. Mais les vieux démons rôdent : pourquoi ne parvient-elle pas à toucher sa fille, à lui parler, à l'aimer ? Le couple se délite, Madelaine s'isole.

Mon avis :
Je suis loin d'être une fashion victime même si j'aime suivre les tendances de loin (et non pour ma garde robe) mais pourtant j'adore les films, livres parlant de la mode. Je ne pouvais donc qu'avoir un a priori positif pour ce livre qui nous conte l'histoire d'une créatrice qui commença comme vendeuse-retoucheuse.
Cependant, j'ai tout d'abord été perturbée par le style de l'auteur et je dois remercier Caro[line] de m'avoir encouragée à persévérer. Là généralement, j'ai de grandes difficultés à expliquer ma gêne et bien sur, il n'y aura pas d'exception. Je suppose que c'est le style froid, presque journalistique de la narration qui me gênait. Le style est d'ailleurs accentué par l'utilisation du présent.
Et puis comme dans toute bonne histoire, je me suis finalement attachée aux personnages : à Madeleine bien sur mais également à son entourage. J'étais trop curieuse de savoir comment tout cela allait finir, j'ai oublié le style et me suis laissée pénétrée par l'histoire. C'est une belle histoire de femme, une histoire de résilience, un long apprentissage de la vie par celle qui l'habillait sans vraiment la vivre.

Encore un joli moment de lecture que je vous recommande.

Les avis de Cathulu, Fashion, Katell, Lily, Michel, Papillon, Pascal et Caro[line]

Lu dans le cadre du prix Landerneau

3 commentaires:

Comment by temps on 30 juillet 2008 à 02:52

L'homme c'est le verbe,
disait Victor Hugo
Est-ce qu'une machine peut
apporter cette chaleur humaine
qui sans elle nul enfant s'éveille ?
Cordialement

 
Comment by Karine on 30 juillet 2008 à 03:04

Je ne parviens pas à décider si je veux lire ce livre ou pas!!! A chaque billet, je me dis la même chose. Attendre, donc! Je ne risque pas de manquer de lecture!!!

PS: Chanceuse si tu as du beau temps... ici, il pleut presque à temps plein depuis mon retour, avec exception d'en fin de semaine! Pour moi il y a une machine à pluie au-dessus de ma région!!!

 
Comment by Caro[line] on 31 juillet 2008 à 13:51

Me voilà ravie de t'avoir poussé alors ! :-)